Résister à l’appel de la violence

Publié le par Jean-Pierre Mercier

Résister à l’appel de la violence

Notre lettre

Je souhaitais rappeler la dimension sociale du sport, véritable lien entre les hommes dans une société en quête de valeurs, ô combien important, comme peut l’être aussi la culture en général, la poésie en particulier. Et puis, il y a eu Le Bataclan, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray... pour ne citer que ce qui s’est passé en France. Je ne peux pas répéter inlassablement que le poète est un témoin de son temps et ne pas réagir à ces horreurs que nous vivons. Mais voilà, je ne sais pas comment parler de l’horreur ni comment décrire le rôle du poète dans cette société où la violence et la peur s’installent dans notre quotidien. Peut-être devrais-je lire davantage...

La rentrée littéraire est bien sûr influencée par ces événements. Je ne citerai qu’un ouvrage qui aborde ce sujet, L’Homme qui voyait à travers les visages. (Albin Michel) de Éric-Emmanuel Schmitt (amateur de sport par ailleurs), qui traite du rapport entre la violence et le sa-cré. Ne sommes-nous pas là au cœur du sujet ?

Cette Lettre n’échappe pas non plus à l’évocation des maux de notre société. Je le redis, le poète, comme tout autre artiste est un témoin de son temps. Cette Lettre des Poètes en Berry en est un exemple. Nous ne devons pas céder à ceux qui veulent nous entraîner sur les chemins de la haine et de la violence.


Dans cette Lettre, comme avant ces ignobles attentats, on y parle d’amour, de la nature, de toutes les émotions qui traversent le cœur des hommes, comme la colère et l’indignation suscitées par ces attentats meurtriers.

Oui, nous sommes là, nous poètes, déjà pour faire mentir la prédiction de Yves Bonnefoy, qui vient de nous quitter, qui pensait que la poésie pourrait mourir dans les années qui viennent (voir l’article de Fabrice D dans cette Lettre), mais nous sommes là aussi pour montrer que la vie continue. N’est-ce pas déjà résister à l’appel à la violence, tisser ces liens sociaux entre des hommes et des femmes d’horizons différents ? Qui peut mieux réussir dans cette entreprise que les sportifs et les poètes ?

Amis poètes, je vous invite à poser vos mots sur les maux de notre société pour résister ainsi à l’appel à la violence, fustiger le fanatisme et ne pas laisser de place à la haine.

Jean-Pierre Mercier

Lire notre lettre complète
http://poetesenberry.over-blog.com/2016/09/la-lettre-de-septembre-2016-n-88.html

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